Le 1er mars 2026 2e dimanche du Carême, année A – Mt 17, 1-9
En ce deuxième dimanche de carême, nous poursuivons, dans la foi, notre marche vers Pâques. La Parole de Dieu qui nous est adressée nous présente des personnages qui, avant nous et par obéissance à Dieu, ont cheminé vers de nouveaux horizons. Il me semble important d’attirer une attention particulière sur deux aspects de leurs parcours, à savoir l’écoute et le relèvement.
La voix qui, de la nuée, présente Jésus aux disciples comme son Fils bien-aimé termine sa prise de parole par une exhortation: «Écoutez-le». Cette voix nous révèle Jésus comme quelqu’un à écouter, quelqu’un à qui tendre l’oreille. Il est celui qui dit la Parole de Dieu. Bien plus, il est cette Parole même. La voix nous révèle aussi à nous-mêmes comme les destinataires dignes de l’adresse de Dieu et capables d’entendre sa parole. Paul le reconnaît lorsqu’il rappelle que Dieu «nous a appelés à une vocation sainte», lui qui, le premier, nous a disposés à recevoir sa parole, une parole qui sauve, une parole qui donne vie et immortalité à tout le monde qui la reçoit en vérité. Nous pouvons dire que les deux «révélations» que réalise l’adresse de Dieu visent notre salut. Car elles nous ouvrent à une compréhension renouvelée du Christ et de nous-mêmes et, en même temps, elles nous unissent à celui qui appelle à la vie que Dieu veut pour nous. Quand nous écoutons la parole qui nous est dite, le salut de Dieu s’accomplit pour nous. Dès lors, nous vivons en ressuscités.
Après avoir entendu l’exhortation de la voix, les disciples tombent à terre et sont pris de peur alors qu’ils sont conviés à une expérience différente: celle du relèvement. Dans l’évangile, le relèvement est d’abord figuré par le cheminement qui mène «sur une haute montagne». Il est ensuite nommé dans cette interpellation explicite de Jésus: «Relevez-vous et soyez sans crainte.» À la suite de cette interpellation, quelque chose de particulier se passe pour les disciples: ils lèvent les yeux, ils se relèvent. Tout se passe pour eux comme si la parole entendue et reçue dans la chair les relève et leur inspire confiance. Ils deviennent ainsi des «hommes debout» dont la vie rend gloire au Seigneur (Saint Irénée de Lyon). Ils deviennent des humains vivants, sauvés, ressuscités car la parole reçue a fait son parcours en eux et y a porté fruit.
Disciples du Christ, nous faisons, nous aussi, des expériences de l’écoute et du relèvement salutaires. Elles sont autant de motifs d’action de grâce. Cependant, il reste souvent des aspects de nos vies qui attendent du salut. Pour ceux-ci, nous pouvons implorer l’aide du Seigneur en lui disant sans détour: Seigneur, relève-nous et soutiens notre marche vers toi!
Pacifique Kambale Tsongo, Augustin de l'Assomption
