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Messe de Noël

Le 25 décembre 2025      Nativité du Seigneur, année A – Jn 1, 1-18

Lectures du jour

J’entends parfois des gens en ce 25 décembre déçus de ne pas entendre le récit de la naissance de Jésus qui a émerveillé notre enfance (l’évangile de Luc): les bergers dans les champs, les anges dans le ciel chantant Gloria: Gloire à Dieu dans le ciel et paix sur terre aux hommes de bonne volonté. Et puis leur venue jusqu’à Bethléem pour adorer le petit Jésus couché dans la mangeoire, près de Marie et de Joseph, le bœuf et l’âne (oups ! cela n’est pas dans l’évangile; c’est une création de François d’Assise).

Ou bien le récit dans l’évangile de Matthieu. C’est assez différent puisqu’ici ce sont des mages (pas des rois-mages ni même trois). Ils demandent à Hérode où doit naître le nouveau roi des Juifs. Hérode ne prend pas d’un bon œil cette possible contestation de son pouvoir. L’étoile les conduit à Bethléem où, en entrant dans la maison (oui, dans la maison!), ils présentent leurs cadeaux: l’or, l’encens, la myrrhe. Alertés par un ange, ils retourneront en Orient par un autre chemin, évitant de passer par Jérusalem et de voir Hérode.

Le début de l’évangile de Jean que nous venons de lire est plutôt un poème mystique qui donne le sens de l’incarnation, la venue du sauveur parmi nous.

‘Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu. Le Verbe était Dieu.’ Les plus vieux d’entre nous se souviendront que ce début de l’évangile de Jean était lu à la fin de chaque messe… en latin !
‘Au commencement’, ce sont les premiers mots de la Bible dans le récit de la création (Genèse 1): ‘Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La venue de Jésus marquera une création nouvelle, un nouveau début; c’est le temps du salut que les prophètes avaient annoncé.

‘Et le Verbe s’est fait chair.’ Celui qui était déjà avant la création du monde, voilà qu’il entre dans le temps des hommes, il prend chair de notre chair. De manière mystérieuse, sans doute, mais c’est inouï ; Dieu devient l’un de nous, fils de Marie, par Joseph de la lignée de David, né lui aussi à Bethléem quelque 1000 ans plus tôt. Le Verbe a planté sa tente parmi nous, il a épousé notre humanité dans toute sa fragilité, périssable. Quel Dieu est grand comme notre Dieu? Il épouse notre faiblesse pour faire de nous des héritiers du Royaume des cieux. ‘Tous ceux qui croient en lui, Dieu leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.’ C’est cela que nous célébrons à Noël, le seul cadeau qui compte: en lui, nous avons la vie même de Dieu. Notre âme est immortelle: nous vivrons pour toujours auprès de Dieu par-delà notre mort sur cette terre de passage.

Mais ne nous éloignons pas du mystère de la naissance de Jésus, celle qui nous livre à l’avenir, qui nous fait rêver à des temps de paix, à une espérance qui nous dépasse.

Vœux de Noël

Dans le calme de la nuit de Bethléem, nous avons entendu Marie chanter cette berceuse pour son enfant nouveau-né. Ne chantons pas trop fort pour ne pas réveiller Jésus qui dort, couché dans la crèche.

Dors mon bel ange, c’est la nuit; dors mon bel ange, mon petit.

Gilles Blouin, assomptionniste