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Le bon berger

© Michel Tremblay, Jésus le bon berger

Le 26 avril 2026      4e Dimanche de Pâques, Année A — Jn 10, 1-10

Lectures du jour

En ce quatrième dimanche de Pâques, l’Église célèbre chaque année la Journée de prières pour les vocations religieuses et sacerdotales. Plus que jamais, nous devons demander à Dieu d’envoyer des ouvriers pour la moisson. Les nombreux missionnaires qui étaient allés apporter l’évangile sur le continent africain sont revenus dans leur pays, souvent à l’infirmerie de leurs communautés respectives, et n’ont pas été remplacés. C’est au tour des vocations africaines de soutenir le ministère dans les pays de vieilles chrétientés. Nous prions pour que leur enthousiasme allume dans le cœur des fidèles une foi vive et une charité active. Soutenons par nos prières ces nouveaux missionnaires.
 
Le bon pasteur
 
Dans l’évangile de Jean, il n’y a pas de paraboles alors qu’elles sont si abondantes dans les évangiles synoptiques. Cependant, la métaphore du bon berger du chapitre 10 est ce qui s’en rapproche le plus. À travers l’Ancien Testament, l’image du berger était bien connue. Isaïe 41, 10-11 par exemple nous rappelle: «Tel un berger qui fait paître son troupeau, il recueille dans ses bras les agneaux, les met sur sa poitrine et conduit au repos les brebis mères.» Ou Jérémie: «Je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis.» Le passage le plus connu et le plus souvent cité est le Psaume 23: «Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.» Et plus fort encore, le rapprochement avec Ezéchiel 34, 7-31: «Je rechercherai mes brebis et en prendrai soin; je les ferai paître sur un bon pâturage et elles sauront que je suis le Seigneur. Vous êtes mes brebis et moi, le Seigneur Dieu.»
 
L’image du berger était donc familière à l’auditoire de Jésus. Le bon berger connaît ses brebis et ses brebis le connaissent (10, 4). Il est prêt à donner sa vie pour elles (11) Il a une proximité avec chacune qu’il appelle par son nom. N’est-ce pas le reflet de l’intimité de Jésus avec son Père?
 
Les faux-bergers
 
Jésus dénonce aussi les faux-bergers, ces pharisiens qui sont enfermés dans leur aveuglement «Les mercenaires à qui les brebis n’appartiennent pas les abandonne quand il voit venir le loup.» (12) Les brebis ne connaissent pas la voix de l’étranger (5), de celui qui escalade le mur comme un brigand, comme un voleur.» (1) Il faut se méfier de ces faux-bergers, de ceux qui font semblant et qui ne cherchent que leur propre intérêt. Dans la communauté johannique de la fin du premier siècle, y avait-il d’autres bergers qui s’étaient introduits et qui semaient la division? C’est pourquoi nous lisons: «Il y a des brebis qui ne sont pas du troupeau.» À la fin, il y aura un seul troupeau et un seul pasteur, le Christ.
 
Je suis le bon pasteur
 
Ce ‘je suis’ revient une vingtaine de fois dans l’évangile de Jean. Tout Juif se rappelle que c’est le nom que Dieu a donné à Moïse sur le mont Sinaï lorsqu’il lui demandait son nom. Dieu dit: tu leur diras que je Suis celui qui Suis. Ce passage de l’évangile, donc, porte tout entier sur la révélation de l’identité de Jésus et de son rapport personnel avec chacun d’entre nous. C’est la raison pour laquelle il est demandé à tout baptisé d’avoir un contact intime, personnel avec Jésus. C’est une question de connaissance, certes, mais surtout une question de faire une expérience personnelle et concrète de relation intime avec Jésus. Cela, nous pouvons le faire lorsque, en communauté de foi, nous célébrons l’eucharistie pour dire merci à Dieu de nous avoir donné son Fils, notre frère et notre sauveur.
Père Gilles Blouin, assomptionniste