Les sections du Montmartre à visiter :

Guide des célébrations

Prêtre, témoin de l’espérance 5 juin
Le prêtre, un témoin de la soif 28 juin
Ordination 21 juin
Le geste de  Paix 14 juin
L’amour jusqu’au bout 7 juin
L’action de l’Esprit 31 mai
L’action de l’Esprit 24 mai
Pentecôte et confirmation 17 mai
• Prière pour la paix 3 mai
• Aspersion 26 avril
Beauté de la liturgie 12 avril
• Baptisés dans la mort et la résurrection du Christ 5 avril
• La « grande semaine (suite) 29 mars
• La « grande semaine » 22 mars
• Baptême et pardon 15 mars
• Une journée du pardon (2) 8 mars
• Une journée du pardon 1er mars
• Le mercredi des cendres 15 février
• La Prière de Taizé 25 janvier
• Le carême 2 mars
• Le chant d’entrée 23 février
• L’accueil 16 février
• Une parole qui donne goût au monde 9 février
• Faire Église 2 février
• La messe d’aujourd’hui. 26 janvier
• Aujourd’hui comme hier… 19 janvier
• Rubrique Nouvelle 12 janvier
• Le temps de Noël  

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Prêtre, témoin de l’espérance

« On se lamente quelquefois en constatant que le christianisme est toujours plus marginal dans la société d’aujourd’hui, qu’il est devenu difficile de transmettre la foi aux jeunes, que les vocations diminuent. Et l’on pourrait continuer à énumérer nos raisons de préoccupations… Il n’est pas rare en effet que nous nous sentions perdants dans le monde d’aujourd’hui. Mais l’aventure de l’espérance nous mène au-delà. J’ai trouvé un jour cette phrase sur un calendrier : « Le monde appartient à celui qui l’aime et sait le mieux lui en donner la preuve ». Combien sont vraies ces paroles ! Dans le cœur de toute personne il y a une soif infinie d’amour et nous, avec cet amour que Dieu a versé dans nos cœurs (cf. Rm 5,5), nous pouvons la rassasier. Mais il faut que notre amour soit un « art », un art qui dépasse la capacité d’aimer simplement humaine. Beaucoup de choses, pour ne pas dire tout, dépendent de là […]. Sans un amour fort, nous ne pouvons pas être témoins de l’espérance ! » (Mgr François-Xavier Nguyen Van Thuan, Témoins de l’espérance, Montrouge, Nouvelle cité, 2000, p. 92-93).
Ces paroles sont du serviteur de Dieu François-Xavier Thuan dont une rencontre personnelle en 2001 marque profondément mon cheminement vocationnel. Au moment où je m’engage dans le service presbytéral, ces mots résonnent à l’intérieur de moi-même. Être témoin de l’espérance dans le monde en l’aimant de tout mon cœur, voilà une attitude pastorale que je privilégie pour ma nouvelle mission. Elle me permet de témoigner de l’heureuse annonce de Jésus-Christ dans le monde qu’il a tant aimé. Elle m’aide également à approfondir ma vocation de baptisé dont celle de prêtre n’est qu’un prolongement. Pour moi, être chrétien, c’est devenir un témoin d’espérance. Un des documents les plus importants du Concile Vatican II est la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps. Le document commence par ces termes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. » (G.S. no 1) Ce document conciliaire nous enseigne deux choses importantes : premièrement, que les disciples de Jésus-Christ partagent les mêmes raisons de vivre, les mêmes jouissances d’existence, les mêmes questionnements, les mêmes inquiétudes que les autres ; deuxièmement, qu’ils ne peuvent pas être indifférents devant tout ce qui est vraiment humain, tout ce qui fait notre humanité qui est sans cesse en évolution. Dans cette perspective, il apparaît que la vie chrétienne est orientée prioritairement vers l’intériorité, vers le cœur. À la première qualité du chrétien, à savoir son témoignage d’espérance, nous devons immédiatement ajouter la deuxième : sa sensibilité à ce qui est vraiment humain. Ces deux qualités sont accompagnées nécessairement par la confiance, confiance envers Dieu et envers les autres. Être chrétien aujourd’hui, c’est donc être un homme ou une femme de confiance en Dieu et en l’autre, porteur d’espérance en demeurant sensible à la joie et à la souffrance de ses frères et sœurs en humanité.
En vue d’entrer dans cette dynamique profonde de la vie chrétienne, je choisis, comme guide de mon ministère presbytéral, cette parole de saint Pierre : « Soyons toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui nous habite » (cf. 1 P 3,15). Je compte sur la prière fraternelle et le soutien cordial de vous tous pour pouvoir tenir allumée cette flamme d’espérance.

Fr. Ai Nguyen Chi, a.a.

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Le prêtre, un témoin de la soif

« Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser… »  Telle est la demande que la Samaritaine adresse à Jésus. Cependant, tout au long du récit, on ne verra pas Jésus donner de l’eau à cette femme. Jésus lui demande plutôt d’aller chercher son mari et de revenir. Nous sommes donc en présence de deux regards complètement différents. Celui de la femme qui voudrait supprimer définitivement la soif et ne plus se rendre au puits, et celui de Jésus qui renvoie la femme dans un mouvement de recherche… dans un « va-et-vient » nécessaire qui déclenchera la parole qui signale la vraie souffrance de la femme : « je n’ai pas de mari. » Cette parole de la femme surgit de ce mouvement du « va-et-vient », de ce « retournement » en elle-même. Encore-là, Jésus ne lui donnera pas de mari comme s’il fallait combler son manque. Jésus est plutôt dans la position d’écoute qui garde ouvert le manque, la soif. Le manque n’est pas seulement maintenu, mais aussi nommé devant celui qui écoute.

Telle est d’ailleurs la condition humaine : des êtres de soif. Des êtres qui vont puiser à la source de manière permanente afin de se désaltérer. Cette parole pourrait être difficile à entendre dans notre société d’aujourd’hui qui voudrait tout avoir et tout de suite. Même Dieu semble être consommé une fois pour toute. C’est donc dans ce récit de la Samaritaine que j’inscris la vie du prêtre : être témoin de la soif. Ainsi, être ordonné n’est pas l’aboutissement d’un long processus, 14 ans par exemple pour moi. C’est plutôt un chemin à reprendre, un chemin du manque, un chemin de la soif. C’est en étant en soif que le prêtre se décentre et laisse une place pour l’autre qui sollicite qu’on l’écoute et tous deux orientés vers la Source. Et ce mouvement devrait être permanent  comme le confesse Saint Augustin « cherchons avec le désir de trouver, et trouvons avec le désir de chercher encore ». Encore et encore…

C’est dans cet esprit que je vous invite avec joie à notre ordination presbytérale du 11 juillet 2015, au Montmartre de Québec à 11h00.

Fr. Gaston Mumbere, a.a.

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Joie d’annoncer l’Évangile

« La joie est au principe et au terme de l’Évangélisation. « Elle est au cœur de l’expérience chrétienne », écrit le pape Benoît XVI  (janvier 2014) aux jeunes du monde entier et il leur demande d’être des « missionnaires de la joie » : « Allez dire aux autres jeunes votre joie d’avoir trouvé ce trésor qu’est Jésus lui-même. Nous ne pouvons pas garder pour nous la joie de la foi : pour qu’elle puisse demeurer en nous, nous devons la transmettre ». Cette joie à laquelle nous sommes conviés, le pape Paul VI l’appelait «  la joie douce et réconfortante d’évangéliser…. Que ce soit la grande joie de nos vies données. Et que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir le don de la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçus en eux la joie du Christ, et qui acceptent de jouer leur vie pour que le Royaume soit annoncé et l’Église implantée au  cœur du monde ».
(extrait d’un texte de la Conférence des Évêques catholiques du Canada)

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Le geste de la paix

Avant de recevoir le véritable Agneau pascal, le Serviteur allé jusqu’au bout,  le Christ ressuscité, nous chantons : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous. Agneau de Dieu… donne – nous la paix ». A dire vrai, ce chant n’est pas une demande de pardon, un appel à la rémission de nos péchés. Chanté avant la communion, il  « a  plutôt  pour but de manifester la paix, la communion, la charité ». L’assemblée se tourne vers Celui qui prend  pitié de ses frères et qui leur donne sa paix : Donne – nous la paix.

Cette paix, ce n’est pas notre paix. C’est la paix que Dieu donne. La paix que le Christ a transmise à ses disciples au lendemain de la résurrection.  Qu’Il nous transmet aujourd’hui. Avant d’aller communier à son corps, nous la recevons pour nous et nous la transmettons à nos voisins. Même si nous ne les connaissons pas. Car ce souhait d’une paix reçue  pour soi est une aspiration profonde qui nous habite. C’est aussi une tâche pour les autres : « donne la paix à notre temps ».  Aussi ce geste échangé  au cours de la messe est un signe  de grande profondeur, si nous croyons, en l’échangeant,  que le Christ que nous allons  recevoir dans quelques instants est notre paix. (n.b. Nous savons qu’en d’autres liturgies ce geste est placé à un autre moment de la messe, se souvenant : « lorsque tu présentes ton offrande, si tu as quelque chose contre ton frère… ») Mon souhait : « Que la paix du Seigneur soit avec vous ».

P. Noël Le Bousse, a.a.

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L’amour jusqu’au bout

« Celui « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout. Au cours d’un repas…il se lève de table… et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » (Jean 13)
Pendant le lavement des pieds, Jésus dévoile la profondeur de l’amour de Dieu pour l’homme : en Lui, Dieu lui – même se met au service des hommes ! Il révèle en même temps le sens de la vie chrétienne et, à plus forte raison, de la vie consacrée, qui  est une vie d’amour oblatif, de service concret et généreux. En se mettant à la suite du Fils de l’homme, qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir » (Mt 20,28), la vie consacrée, du moins dans les meilleures périodes de sa longue histoire, s’est caractérisée par le service privilégié des plus pauvres et des plus démunis. Si, d’un côté, elle contemple le mystère sublime du Verbe dans le sein du Père, de l’autre, elle suit ce même Verbe qui s’est fait chair, s’abaisse, s’humilie pour servir les hommes. Les personnes qui, aujourd’hui encore, suivent le Christ dans la voie des conseils évangéliques veulent aller là où il est allé et faire ce qu’il a fait. »
Jean Paul II. La vie consacrée, n°75

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Fêtons ensemble dans la prière, Sœur Irène

En annonçant l’année de la vie consacrée, le pape François invitait toutes les communautés chrétiennes à remercier le Seigneur et faire mémoire reconnaissante des dons reçus à travers la fidélité des consacré(e)s. Il invitait aussi à se retrouver autour d’elles, à se réjouir avec elles… Faites leur sentir l’affection et la chaleur de tout le peuple chrétien.

C’est ce que nous voudrions exprimer à sœur Irène, sœur de Jeanne d’Arc, au service de l’Église et de  la communauté, pour son 50ème anniversaire de profession de vie religieuse, en ce dimanche de la fête du Corps et du Sang du Christ, au cours de l’Eucharistie.

« Celui qui met le Christ au centre de sa vie se décentre ! Plus tu t’unis à Jésus et Lui devient le centre de ta vie, plus Lui te fait sortir de toi – même, te décentre et t’ouvre aux autres… Celui qui a rencontré le Seigneur et le suit avec fidélité est un messager de la joie » (pape François).

P. Noël Le Bousse, a.a.

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L’action de l’Esprit

« SANS L’ESPRIT-SAINT…
Dieu est loin,
le Christ reste dans le passé,
l’Évangile une lettre morte,
l’Église une simple organisation,
l’autorité une domination,
la mission une propagande,
le culte une évocation
et  l’agir chrétien une morale d’esclaves.
MAIS EN LUI…
le cosmos est soulevé et gémit
dans l’enfantement du Royaume,
le Christ ressuscité est là,
l’Évangile est puissance de vie,
l’Église signifie la communion trinitaire,
l’autorité un service libérateur,
la mission est une Pentecôte,
la liturgie est mémorial et anticipation,
l’agir humain est déifié. »
Ignatios de Lattaquié appelé aussi Ignace IV d’Antioche est le primat de l’Église orthodoxe en Syrie, au Liban en Irak et au Koweit depuis 1979.
L’Église d’aujourd’hui a, avant tout, besoin de ce miracle de Pentecôte, de ce vent, de ce feu, de cette énergie, de cette parole, de cette richesse, de cette puissance spirituelle qu’est l’ESPRIT-SAINT.
(Paul VI) Extraits de la revue Regard de foi : L’avenir du monde, la confirmation.

Monique B. Grégoire

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Pentecôte et confirmation

Chaque dimanche de Pentecôte est devenu pour moi une célébration de ma confirmation. Confirmée au primaire, à l’époque, j’ai redécouvert la grâce de ce sacrement en accompagnant mes enfants lors de leur initiation sacramentelle. On disait alors que le Baptême est le sacrement de la naissance qui nous fait entrer dans la maison des enfants de Dieu. La Confirmation, célébrée au début de l’adolescence, est le sacrement de la croissance dans l’Église-mission, une communauté à bâtir avec d’autres.

Qu’en est-il aujourd’hui de la naissance et de la croissance dans la foi? Depuis quelques années j’ai la chance, la grâce, d’être témoin d’adultes qui demandent le Baptême et la Confirmation dès l’âge de 18 ans jusqu’à 50 ans et plus. Ce qui me saisit, c’est le cheminement de ces personnes de milieux et de pays divers qui ont soif de Jésus-Christ et de sa parole. Je reconnais en eux ce feu de l’Esprit, qui a animé les Apôtres au jour de la Pentecôte, un Esprit libre comme le vent qui circule dans le monde et qui donne du souffle pour avancer dans la foi.

Ce que la Pentecôte me redis c’est que l’Esprit de mon Baptême est devenu vivifiant par ma Confirmation et Il m’appelle à être non seulement disciple du Christ mais à être prophète de Celui qui a mis debout les disciples et leur a donné de prendre la parole pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus ressuscité. Chaque Pentecôte est une nouvelle effusion de l’Esprit de ma confirmation qui vient réveiller et me révéler cette vie de Dieu en moi et autour de moi.

Monique B. Grégoire

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Prière pour la paix

Nous avons pris l’initiative d’une prière pour la paix, le mardi saint dernier. Cette prière a été bien suivie. A la sortie, plusieurs personnes ont demandé qu’il y ait une suite. Au cours de ce mois nous proposerons une rencontre pour voir comment répondre à ce souhait et apporter notre pierre à la construction de la paix. En attendant et pour ne pas oublier de prier, voici un extrait de la prière de Mgr Sabbah, patriarche émérite de Jérusalem,  à partir d’Éphésiens 2, 14-18.

« Seigneur, tu es venu à nous, pour détruire les murs qui séparent les peuples, pour établir la paix et unifier nos cœurs, et pour créer un « homme nouveau » qui ne connaît pas l’inimitié mais seulement l’amour.Regarde-nous vivre sur cette terre, que tu as toi-même sanctifiée.
Tu en fais une terre de rencontre et de réconciliation pour tous les humains….
L’être humain est capable de paix et de justice, comme toi-même tu es paix et justice.
Mais l’humain refuse de se montrer humain, capable d’amour, de paix et de justice.
Il s’obstine dans le refus. Toi seul peux  le changer… Accorde-nous de nous voir comme des bâtisseurs de paix et de justice, grâce à la puissance de ton amour. »

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Aspersion

Pourquoi nous asperger à la messe depuis Pâques ? Bonne question. Elle  nous renvoie à notre baptême. L’aspersion  est une des formes de la préparation pénitentielle. Elle pourrait être faite tous les dimanches. Nous la privilégions durant le temps pascal, car elle prend en ce temps une signification qui nous renvoie à Pâques. En fait, on pourrait dire : « ce dimanche, c’est encore pâques. »

L’aspersion nous rappelle notre baptême. Nous y avons fait mémoire durant la veillée pascale. Souvenez – vous : après la proclamation  de la foi de l’Église, le célébrant parcourt l’Église et asperge l’assemblée de l’eau baptismale, l’eau qu’il vient de bénir : « Alors que nous célébrons la merveille de notre création et la merveille plus grande encore de notre rédemption, daigne bénir cette eau. Tu l’as créée pour féconder la terre…tu en as fait l’instrument de ta miséricorde… par elle, tu as  renouvelé notre nature pécheresse dans le bain de la nouvelle naissance. Que cette eau nous rappelle notre baptême. » C’est – à –dire  les promesses et les exigences de notre baptême.

Dans la nuit de pâques et cela se renouvelle chaque dimanche, par ce rite nous prenons conscience de la Vie nouvelle  dont nous sommes revêtus le jour de notre baptême. Dans cette eau, nous sommes plongés dans la vie trinitaire, du Père, du Fils et du Saint Esprit. Cette eau nous purifie du péché et nous sauve de la mort.  Par cette eau nous sommes faits membres du Peuple saint de Dieu. En elle, nous vivons le passage de la mort à la vie à la suite du Christ ressuscité, Lumière du monde (pensez au cierge pascal).

En fait en ce temps pascal l’aspersion, plus qu’un simple rappel de notre baptême, vient raviver  en nous la grâce du baptême, au début de la messe et nous dispose à  écouter la Parole de Vie qui va suivre. Un chant, tel que : « j’ai vu l’eau vive » accompagnant ce rite peut nous éclairer.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Beauté de la liturgie

Merci….
Monseigneur Marini, cérémoniaire de Jean-Paul II  a écrit dans un livre d’ « entretiens » :  « La qualité de la célébration devient pour moi la principale nécessité. Au lieu de donner de la quantité comme par le récent passé, offrons surtout la qualité… Que (les célébrations eucharistiques) donnent la possibilité pour ceux qui y participent de percevoir la présence de Dieu, d’écouter un Dieu qui parle, et non ces messes où les hommes parlent, où l’on regarde l’horloge, où l’on semble courir alors que la liturgie a besoin de temps. Notre Seigneur a besoin du temps de la liturgie pour parler avec nous. Si nous ne lui donnons pas ce temps pour lui parler et nous mettre à l’écoute, il est inutile que nous fassions nos célébrations. »

En citant cet expert en liturgie, je veux  dire le merci de la communauté chrétienne aux acteurs des célébrations  des fêtes de Pâques. Ils  nous ont aidés à prier. Dès le hall d’entrée, des tableaux d’où jaillissait la lumière, nous orientait vers la Lumière du Ressuscité. L’environnement renouvelé chaque jour ouvrait les yeux du cœur sur le mystère. La petite chorale aux voix plus unifiées soutenues par l’orgue  nous a aidés  « d’un seul cœur à faire mémoire » tout au long de ces jours. Des lectures bien préparées ont donné  comme un souffle nouveau à des textes déjà entendus. Oui, merci à vous. Tout simplement. Mgr Marini poursuit :
« Laissons l’espace aux signes, aux prières, aux gestes. Laissons-les nous parler de Dieu. C’est l’action pastorale la plus urgente aujourd’hui. » Ceci nous aidera à parler de nos attitudes, dimanche prochain…

P. Noël Le Bousse, a.a.

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La grande semaine (suite)

Baptisés dans la mort et la résurrection du Christ

En priant cette nuit pour les nouveaux baptisés de l’Église de Québec, nous pouvons nous rappeler le sens du  baptême. (Extraits des « Catéchèses de l’Église de Jérusalem », vers 350. Aux nouveaux baptisés).

« Vous avez été conduits par la main à la piscine du baptême, comme le Christ est allé de la croix au tombeau qui est là devant vous.

On a demandé  à chacun s’il croyait au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Vous avez proclamé la confession de foi qui donne le salut et vous avez été plongés trois fois dans l’eau, et ensuite vous en êtes sortis.  C’est ainsi que vous avez rappelé symboliquement la sépulture du Christ pendant trois jours.

De même,  en effet, que notre Sauveur a passé trois jours et trois nuits au cœur de la terre, c’est ainsi que vous, en sortant de l’eau pour la première fois, vous avez représenté la première journée du Christ dans la terre ; et la nuit, en êtes plongés. Celui qui est dans la nuit ne voit plus rien, tandis que celui qui  est dans le jour, vit dans la lumière. C’est ainsi qu’en étant plongés comme dans la nuit vous ne voyiez rien ; mais en sortant de l’eau vous vous retrouviez comme dans le jour. Dans un même moment vous mouriez et vous naissiez. Cette eau de salut est devenue à la fois votre sépulture et votre mère….

Chose étrange et incroyable ! Nous n’avons pas été véritablement ensevelis, et nous avons ressuscité sans être véritablement crucifiés. Mais si la représentation ne réalise qu’une image, le salut, lui, est véritable. »

P. Noël Le Bousse, a.a.

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La grande semaine (suite)

Voyons- la comme la Semaine Centrale de l’année, le pilier qui soutient toute l’œuvre du Christ et sur lequel nous appuyons notre vie chrétienne. En ce dimanche des Rameaux,  elle nous voit avancer « palmes » à la main auprès de Jésus. L’acclamation sera bien éphémère. Elle s’achève le dimanche de Pâques, lorsque nous marcherons à la suite du Christ, après avoir allumé notre cierge au Cierge pascal, le Christ, Lumière venue éclairer l’humanité. Le chant de l’Alléluia, dans la nuit, comme aussi durant la messe du jour, exprimera l’allégresse des chrétiens. Ils se savent sauvés, arrachés aux eaux de la mort, pour vivre en ressuscités. En fait, cette joie de reconnaissance n’aura plus de fin, elle sera chantée, tout au long de l’année, de dimanche en dimanche et…jusqu’à notre dernier jour. Cette semaine est le grand arc qui relie les deux rives, terre et ciel. Dans la nuit de Pâques, la porte nous est ouverte. Avec le Christ, nous entreprenons le grand passage de notre vie vers le Père.

Jeudi saint : le Maître se fait serviteur et se donne en exemple. Il  prend le pain et le vin, en signe du don de sa vie, pour nous. Nous reprenons ce geste : « en mémoire de lui ». A chaque messe  nous proclamons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il revienne.

Vendredi saint : c’est le don total. Nous regardons la croix d’infamie, comme le point culminant de l’Amour. La Passion du Christ est la passion de sauver toute l’humanité.

Veillée pascale – Jour de la résurrection : Jésus est la Porte de la Vie. La pierre est roulée, le tombeau est vide : Ouvert est le tombeau qui nous libère.  « Les portes du Royaume des cieux s’ouvrent pour accueillir les croyants » (préface de Pâques).

Belle et joyeuse fête de Pâques à tous

P. Noël Le Bousse, a.a.

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La « grande semaine »

La grande semaine (suite)

Voyons- la comme la Semaine Centrale de l’année, le pilier qui soutient toute l’œuvre du Christ et sur lequel nous appuyons notre vie chrétienne. En ce dimanche des Rameaux,  elle nous voit avancer « palmes » à la main auprès de Jésus. L’acclamation sera bien éphémère. Elle s’achève le dimanche de Pâques, lorsque nous marcherons à la suite du Christ, après avoir allumé notre cierge au Cierge pascal, le Christ, Lumière venue éclairer l’humanité. Le chant de l’Alléluia, dans la nuit, comme aussi durant la messe du jour, exprimera l’allégresse des chrétiens. Ils se savent sauvés, arrachés aux eaux de la mort, pour vivre en ressuscités. En fait, cette joie de reconnaissance n’aura plus de fin, elle sera chantée, tout au long de l’année, de dimanche en dimanche et…jusqu’à notre dernier jour. Cette semaine est le grand arc qui relie les deux rives, terre et ciel. Dans la nuit de Pâques, la porte nous est ouverte. Avec le Christ, nous entreprenons le grand passage de notre vie vers le Père.

Jeudi saint : le Maître se fait serviteur et se donne en exemple. Il  prend le pain et le vin, en signe du don de sa vie, pour nous. Nous reprenons ce geste : « en mémoire de lui ». A chaque messe  nous proclamons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il revienne.

Vendredi saint : c’est le don total. Nous regardons la croix d’infamie, comme le point culminant de l’Amour. La Passion du Christ est la passion de sauver toute l’humanité.

Veillée pascale – Jour de la résurrection : Jésus est la Porte de la Vie. La pierre est roulée, le tombeau est vide : Ouvert est le tombeau qui nous libère.  « Les portes du Royaume des cieux s’ouvrent pour accueillir les croyants » (préface de Pâques).

Belle et joyeuse fête de Pâques à tous

P. Noël Le Bousse, a.a.

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La « grande semaine »

Nous entrons dans la « grande semaine ».

Dimanche prochain,  le dimanche des Rameaux ouvre la série des célébrations qui nous font emprunter la montée vers Pâques. Nous allons suivre le Sauveur acclamé par une foule en liesse, palmes à la main. C’est le Messie. Il fait son entrée solennelle à Jérusalem. C’est aussi le Serviteur. Sa marche le conduit de la salle haute au jardin de Gethsémani, à travers les rues de Jérusalem sur le chemin de croix, pour mourir entre deux malfaiteurs, hors de la ville. Nous allons vivre la Semaine sainte qui conduit à Pâques, à la joie de la Résurrection. Célébrer le Christ ressuscité.

Chaque étape va nous aider à suivre Jésus  par la Parole de Dieu et un ensemble de gestes : le Serviteur aux pieds de ses disciples, en agonie au jardin,  vendu, trahi, flagellé, étendu sur la croix. Le Fils de Dieu mourant pour notre salut. Puis ce sera la nuit de la lumière et de l’eau rappelant notre baptême, sublime cadeau d’amour et de vie nouvelle. Jésus vivant, ressuscité.

Le dimanche des rameaux est marqué par deux éléments : l’entrée solennelle à Jérusalem signifiée par la bénédiction et la procession des rameaux et la lecture de la Passion. La gravité des événements que nous vivons dans cette célébration nous invite à considérer les rameaux dans un acte  de foi. Ils ne sont pas bénis pour nous protéger de tout accident. Ils sont bénis « pour acclamer le triomphe du Christ, fêter le Christ notre Roi ». Nous acclamons  Jésus Christ, le Sauveur de l’humanité.

Bonne préparation à cette grande semaine de foi.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Baptême et pardon

Les catéchumènes qui seront baptisés à la Veillée Pascale sont invités  à vivre des scrutins les 3è, 4è et 5è dimanches du carême. Les scrutins sont des rites pénitentiels qui appellent les futurs baptisés à se tourner vers le Seigneur de miséricorde. Ils sont les premiers pas vers le sacrement du Pardon qu’ils découvriront après le baptême.

Le catéchisme de l’ Église catholique (n°1427ss) nous rappelle que le baptême est le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par le baptême que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut. Cet appel à la conversion est une tâche de toute l’Église. C’est le mouvement du « cœur contrit » (ps.51,19) appelé à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier. Le sacrement du pardon vient nous replonger dans cette grâce baptismale pour vivre de cet amour inconditionnel. Les catéchumènes nous invitent à revisiter cette grâce baptismale qui nous replace dans notre état originel d’enfants de Dieu aimés et pardonnés. Saint Ambroise dit des deux conversions que dans l’Église « il y a l’eau et les larmes: l’eau du Baptême et les larmes de la Pénitence. »

Les paroles d’un chant à l’Appel décisif nous  redit que « nos noms sont inscrits pour toujours dans les cieux, tressaillons de joie car nos noms sont inscrits dans le cœur de Dieu. » Baptême et Pardon, deux inséparables sur notre route d’Alliance avec Dieu et avec nos frères et sœurs.

Monique B. Grégoire

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Une journée du pardon (2)

Rappelons-le : le carême avant d’être un temps de privations, d’exercices divers, est avant tout une invitation  à aller à la rencontre de Dieu. En Église. C’est-à-dire, baptisés et futurs baptisés ensemble. C’est l’occasion de raviver « les eaux enfouies de nos baptêmes », de reprendre le chemin avec courage, de changer nos cœurs de pierre en cœurs de chair, de devenir davantage  témoins d’Évangile.
Dans ce cadre – large –  nous proposons, au Montmartre,  une journée du pardon, de retour à Dieu. En Église. Pas simplement pour une confession rapide, personnelle. Mais pour vivre en  Église le besoin de demander pardon, de se confier à la miséricorde de Dieu.
Cette journée sera un temps offert à qui  veut prendre du temps pour prier avec d’autres, ou personnellement, rencontrer un prêtre ou se confesser. Au cours de la journée des plages de temps seront données pour des célébrations, de l’enseignement. D’autres pour la rencontre ou la confession personnelle.
Ce samedi 14 mars au sanctuaire du Montmartre de 9 h 30 à 17 h.
De 9 h 30 à10 h: célébration – enseignement.
De 10 h à 11 h : rencontre – confessions.  
A 11 h 15 : messe.  
Même schéma de 13 h à 13 h 30  et de 13 h 30  à 15 h.  Idem de 15 h à 17 h.
De plus, P. Édouard donne une conférence – échange sur la réconciliation, le vendredi 13 mars de 17 h à 19 h, au Centre du Montmartre.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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separateur_simpleUne journée du pardon

Appelons-la aussi « la journée de la miséricorde de Dieu ». Cette proposition voudrait être reçue comme un temps fort durant le carême : l’Église consacre une journée au pardon,  à la miséricorde de Dieu parce qu’elle a conscience que le péché est une offense à Dieu qui brise l’amitié avec lui. Mais pas seulement. Même si nous rappelons cette dimension personnelle, réelle, « le péché de l’un, dit le rituel de la réconciliation, nuit également aux autres ; de même que la sainteté de l’un profite également aux autres. » En clair, le péché n’a pas seulement une dimension personnelle, mais aussi communautaire. Le péché touche l’Eglise dans son corps tout entier.

De fait, en recevant le pardon de ses péchés, de son offense à Dieu, le pénitent se réconcilie aussi avec l’Église que son péché a blessée. Il nous paraît donc important que l’Église, en tant que communauté, prenne à cœur cette dimension ecclésiale de la réconciliation. C’est la raison première de cette journée du pardon. Dès lors, tous les chrétiens sont invités à cette journée, à un « moment » de cette journée,  pour entendre la Parole de Dieu, prier, rencontrer un prêtre ou se confesser. Il y a aussi une raison pratique : rapprocher le plus possible le sacrement des chrétiens dans la vie moderne d’une cité ; leur faciliter cette démarche.
(Nous reprendrons cette question sur la feuille de dimanche prochain).

Journée du pardon au Montmartre, au Sanctuaire : le samedi 14 mars  de 9 h à 17 h.

Le P. Édouard donnera une conférence – échange sur la réconciliation, le vendredi 13 de 17 h à 19 h au Centre du Montmartre.

P. Noël le Bousse, a.a.

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separateur_simpleMercredi des cendres

Laissons-nous réconcilier avec Dieu…C’est maintenant le temps favorable ! C’est maintenant le jour du salut.

La conversion est un appel permanent dans l’Evangile. Il reste que, humains, nous avons besoin de nous reprendre, de revenir à Dieu, de nous préparer à la grande fête de notre foi : Pâques, en nous décidant et en posant un geste personnel et communautaire. L’Eglise nous propose  une démarche : l’imposition des cendres.

Par ce geste nous manifestons notre désir de conversion. Et nous le faisons en communauté. Comme pour la marche : préparons – nous. La victoire d’une course se joue pour une bonne part dans sa préparation et dans un bon départ. Cela se fait par un travail personnel souvent caché, demandant volonté et patience. C’est la part personnelle :  prendre conscience de son péché, de sa complicité avec le « monde », de  revenir à l’Evangile. Pour manifester cette prise de conscience,  nous venons reconnaître notre faiblesse : « je suis poussière ». Pour dire notre désir de Dieu, nous venons vers Lui, nous jeter dans ses bras : « Père, voici ton enfant ».

La célébration des cendres est un acte d’Eglise, en Eglise. Un acte public, à la fois personnel et communautaire. Il dit notre reconnaissance d’être pécheur et notre volonté de revenir à Dieu.

Une célébration des cendres aura lieu au Sanctuaire du Montmartre, mercredi 18 février à 11 h 15.

P. Noël Le Bousse.

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La Prière de Taizé

Dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, une belle assemblée de différentes confessions  s’est rassemblée au Montmartre ce vendredi. Elle a vécu une soirée de prière autour de la Croix de Jésus, à la manière de la Communauté œcuménique de Taizé (France).

Cette prière se déroule selon un rituel simple. Des chants brefs, inspirés de la Bible, faciles à mémoriser sont repris assez longuement. Ainsi, ils vous imprègnent et vous aident à entrer dans la méditation. Bientôt la mélodie s’efface ou soutient votre attention pour laisser la Parole seule vous pénétrer et toucher votre cœur. Naît alors dans un silence profond qui peut être prolongé l’écoute de la présence de Dieu. Ce cœur à cœur, loin de vous enfermer sur vous, déploie, ouvre votre cœur. Il laisse jaillir des désirs, des pensées qui se traduisent en intentions de prière.

Cette prière faite dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens est proposée, plus modestement mais avec autant de ferveur, chaque premier vendredi du mois, après la messe du soir de 19 h 30 (soit de 20h à 21h) au sanctuaire du Montmartre. Un groupe choral, soutenu par quelques musiciens soutiennent cette prière chaque mois.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Temps de carême

C’est le temps où l’Eglise se prépare à  Pâques au cours d’une véritable retraite baptismale.

Un temps de catéchèse. Autant pour les baptisés que pour les catéchumènes, s’ouvre un temps de préparation intensive à la célébration de  leur baptême  ou à la rénovation des promesses faites au baptême, dans la nuit de Pâques. Chaque dimanche nous entendons un grand texte baptismal qui vient révéler et réveiller notre histoire de salut. Les catéchumènes  se préparent plus activement au cours de célébrations appelées « scrutins ». Celles – ci, étapes après étapes,  les aident à affermir leur choix de suivre le Christ.

Un temps de pénitence. La place donnée à la Parole de Dieu  est un appel à nous tourner vers le Seigneur : « ouvre nos cœurs à ta Parole… » Appel à la conversion personnelle et « en Eglise ». Se souvenant de leur baptême les chrétiens reviennent au Christ et font pénitence. L’Église se revêt de violet, marque de la préparation et de la pénitence depuis le jour d’ouverture (mercredi des cendres) jusqu’aux Rameaux.  Marqués de la cendre qui rappelle ce que nous sommes, nous avançons  tenant la lumière de notre  baptême, vers la célébration de la résurrection, espérance de ce que nous serons dans le Christ ressuscité.

Temps de prière, de pénitence, de partage, sans rechercher le « p » de la performance. Mais le Seigneur.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Le chant d’entrée

« Lorsque le peuple est rassemblé, tandis que le prêtre entre avec les ministres, on commence le chant d’entrée. »

Debout, l’assemblée accueille le prêtre qui représente sacramentellement « le Christ, tête du corps qui est l’Eglise ». Certes le Christ est déjà là parce que les fidèles réunis en son nom le rendent présent au milieu d’eux. (Mt 18,20). Ce devrait être un geste spontané, plein de joie : la messe commence et l’on chante à pleine voix ce chant qui ouvre la célébration. C’est vraiment le chant qui « noue » l’assemblée.  En certaines circonstances, la chorale  peut tenir ce rôle mais il serait regrettable qu’elle ne  permette pas à l’assemblée de s’associer d’une façon ou d’une autre à ce chant qui la façonne.

De fait ce chant favorise « l’union des fidèles rassemblés,  introduit leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête, accompagne la procession du prêtre et des ministres » (présentation du missel n° 25).

Ce chant, bien choisi, en lien avec le mystère célébré et le temps liturgique, aide  l’assemblée à entrer dans la célébration et à se nourrir spirituellement.  On pourra le  chanter tant que dure l’entrée du célébrant, la salutation de l’autel jusqu’à l’intervention du célébrant: « Au nom du Père…. ». L’ «  Amen » de tous vient  alors signifier que l’assemblée est entrée dans la célébration.

P. Noël le Bousse, a.a.

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L’accueil

Heureuse communauté qui peut témoigner : « chez nous la messe commence sur le parking… On se salue déjà. »

Etre accueilli

Rien ne remplace un visage souriant à l’entrée de l’église. Un bonjour. Si vous êtes de passage, il vous rassure. La feuille paroissiale vous est remise  (ou le livre de cantiques). Vous étiez attendu. L’équipe de liturgie avait pensé à vous. Vous vous sentez mieux disposé pour célébrer.

S’accueillir les uns les autres

Nous sommes membres du même corps. Ceci suppose qu’il y ait entre eux quelques liens, une relation de fraternité : un regard, un sourire, quelques nouvelles,  un signe d’attention. Sans proclamer : « voyez comme ils s’aiment… » il y a une façon de se reconnaître « chrétien », de se placer, d’accueillir celui qui prend place à côté de vous, de se disposer à célébrer avec les autres. A faire « corps ».

Se laisser accueillir par Celui qui vous   invite : « Dieu c’est toi qui nous accueilles et je viens vers toi.. » Prendre quelques instants de silence parce qu’Il est là présent. « Se recueillir », se recentrer sur Lui et  sur ce que l’on vient faire. Se disposer à écouter ce qu’il a à nous dire. Ouvrir les mains lourdes du poids de nos journées. Les préparer à accueillir le Pain qui nous sera donné. Et si un chant nouveau est proposé, chanter…La messe peut commencer.

P. Noël le Bousse, a.a.

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Une parole qui donne goût au monde

« Une apparence qui ne fait plus signe cache ce qu’elle devrait montrer.. » « L’image que l’Eglise donne d’elle-même n’est pas sans importance. C’est la première porte vers la foi car l’image exprime la façon dont se vit la foi. » (Mgr Rouet « J’aimerais vous dire »). Cette conviction  ouvre bien la réflexion que nous devons avoir :  comment « faire Eglise » lorsque nous célébrons. Quelle image nous donnons-nous à nous-mêmes,  à ceux qui passent ? Quel visage du Christ  donne  la communauté rassemblée en son nom ? En effet,  l’organisation, la façon de célébrer, les intentions de prière, tout ce qui se voit, tout ce qui se dit, révèlent d’une certaine façon le « visage » de notre assemblée, notre façon de « faire Eglise ». S’il est vrai, selon l’adage, que « l’Eucharistie fait l’Eglise », crée son unité, nous pouvons dire aussi que l’Eucharistie, la messe  célébrée est une « épiphanie » de l’Eglise, une manifestation  de l’Eglise : elle donne vraiment à voir ce qu’elle est. Dès lors elle peut s’interroger : Comment chacun prend-il  part à la construction de la communauté ? Si quelqu’un manque à la communauté, avons-nous le souci de  nous demander pourquoi ? « Evêque…persuade le peuple d’être fidèle à l’assemblée…pour ne pas diminuer le Corps du Christ. »

(Didascalie des Apôtres, 3è siècle).

Père Noël le Bousse, a.a.

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Faire Église

St Paul prend une image  pour nous parler de l’Eglise . Il la compare  au corps qui a pour tête le Christ et   nous en sommes  les membres. Voilà la réalité que le baptême a fait de nous : « nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour être un seul corps avec le Christ ». Chaque membre est appelé, pour sa part, à collaborer à la vie et à la mission du corps entier.

C’est ce corps, tout entier, qui est sujet de la liturgie, son acteur principal. Ce n’est pas le prêtre seul. Ce n’est pas chacun « à côté » des autres, juxtaposé aux autres, c’est le corps – membres et tête – qui célèbre. Notons la place du « nous » dans la prière du président.(Lire une prière eucharistique). Celui – ci, au nom de tous – de tout le corps – s’adresse au Père dans une prière d’action de grâces pour ce que  le Christ a fait : « En faisant mémoire de ton Fils, de sa passion qui nous sauve…alors que nous attendons son dernier avènement, nous présentons cette offrande vivante et sainte pour te rendre grâce… »

La participation active souhaitée par l’Eglise, en étant vraiment « présent » de corps et de cœur  à la prière que fait l’Eglise par le célébrant qui préside l’assemblée découle de cette dignité des baptisés. Celle – ci les rend responsables aussi de l’Eglise et de sa célébration.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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La messe d’aujourd’hui

Le Christ ressuscité vient refaire en nous et avec nous  ce qu’il a fait avec ses disciples. La messe n’est pas de notre invention. Elle est la messe de l’Eglise de tous les temps. Ainsi, nous sommes invités à nous rassembler par Celui que nous croyons présent à son Eglise. Le signe de croix vient nous rappeler que nous sommes là « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » et que nous nous reconnaissons frères et sœurs en lui. Ce sont les rites d’ouverture. Après l’oraison vient la liturgie de la Parole, le temps où le ressuscité nous parle comme il a expliqué aux deux disciples d’Emmaüs le sens des Ecritures. Après l’apport du pain et du vin, l’assemblée entre dans une grande prière de louange au cours de laquelle est rappelé ce que Jésus a fait : rompu le pain, pris une coupe de vin, les a bénis et les a donnés. C’est la liturgie proprement eucharistique avec la communion. Transformée, joyeuse de cette rencontre, l’assemblée repart ; elle est envoyée  annoncer la Bonne Nouvelle et vivre avec le Christ ressuscité. C’est la messe de toujours pour les fidèles rassemblés aujourd’hui.

P.S. Si vous avez des questions, des suggestions, au niveau de cette rubrique hebdomadaire, merci de les communiquer soit à Monique Grégoire, soit au P. Noël le Bousse. Pour un meilleur service.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Aujourd’hui comme hier…

Nous sommes les invités du Seigneur. Les Evangiles s’achèvent en témoignant que Jésus est vivant, ressuscité, qu’il veut demeurer parmi nous. Pour cela il se donne à reconnaître après sa mort : aux femmes accourues au tombeau, à Thomas l’incrédule, aux disciples au bord du lac : « Venez déjeuner »….C’est bien lui qui vient à leur rencontre, leur prépare à manger. C’est lui qui se laisse reconnaître au partage du pain : « c’est le Seigneur » Jn 21,7

De la même façon sur le chemin d’Emmaüs, jésus est présent. Il marche près des disciples à leur insu. Il écoute leurs propos et leur fait découvrir le sens des événements passés en relisant pour eux les Ecritures. Il se laisse inviter à leur table pour partager leur repas. Là, il prend le pain, dit la bénédiction, le rompt et le leur donne. A ce geste : « ils le reconnurent ». Leur cœur est tout brulant d’avoir écouté ses paroles et d’avoir partagé le pain. Ils repartent tout heureux pour témoigner : « Le Seigneur est ressuscité, nous l’avons reconnu à la fraction du pain ». Ce récit nous donne la trame de ce que nous célébrons aujourd’hui : invitation du Christ – lecture des Ecritures – eucharistie/partage du pain – témoignage.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Rubrique Nouvelle

Le Comité d’animation de la Communauté Chrétienne propose de revisiter les rites de la messe dans une rubrique régulière. Ceci pour répondre à des questions et par souci de mieux célébrer ensemble. Œuvre de Dieu, la liturgie est aussi œuvre humaine, avec des habitudes, l’usure du temps et le  désir de mieux faire. Il est donc bon d’y revenir.

Parler de liturgie ne peut se réduire à dire « ce qu’il faut faire à appliquer des « rubriques ».  Le « faire » en liturgie (lectures, chants, décoration, déplacements…) est inséparable de la prière, de la vie spirituelle de chacun et de la communauté. « La liturgie est le lieu de la rencontre entre Dieu et son peuple, à travers des paroles, des  gestes, des « décors »…On ne peut se contenter d’une application formelle des règles. Il est nécessaire que les acteurs et toute l’assemblée puissent « habiter » ce qu’ils font. »

Notre projet est en reprenant les différents éléments de la liturgie (rites, temps liturgiques…), de rappeler leur sens pour mieux vivre  nos célébrations, personnellement et communautairement, pour que chacun  se sente pleinement acteur et responsable de la prière. Par le fait même il  construira la communauté et aidera à  entrer davantage dans le mystère célébré.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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Le temps de Noël

« Pourquoi Noël en Occident, l’Epiphanie en Orient ? » R/.

Noël et l’Epiphanie sont toutes deux les fêtes de la manifestation de Dieu en Jésus Christ. Ce grand mystère est cependant célébré avec des accents particuliers en Orient et en Occident.
Au 4è siècle après le concile de Nicée (325) qui précise la foi au Christ, Fils de Dieu « de même nature que le Père », apparaît la fête de la naissance de Jésus fixée au 25 décembre en Occident, tandis qu’elle est célébrée en Orient le 6 janvier.
L’Occident s’appuie sur le symbole du Christ Soleil (Soleil de justice ; Lumière du monde ). L’Eglise christianise la fête païenne du Sol invictus (Soleil invaincu). Elle souligne l’humble naissance de Jésus à Bethléem, le 25 décembre. Puis le jour de l’Epiphanie, elle célèbre l’adoration des mages, figure des païens qui reconnaîtront en Jésus le Christ Messie. Et le jour du Baptême, elle fête Jésus reconnu par son Père comme son Fils bien-aimé. Déjà Il a manifesté sa gloire par le miracle du vin à Cana.
Ainsi pour l’Occident le temps de Noël est le temps de la manifestation de Dieu célébré en trois étapes : Noël, Epiphanie, Baptême de Jésus. L’Orient fête ce même mystère total de la manifestation de Jésus, le jour de l’Epiphanie, en soulignant sa divinité lorsqu’il remonte des eaux du Jourdain.

P. Noël Le Bousse, a.a.

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